Hadj Moussa remettant l'imzad à Farida Sellal

Désert

Mon engagement

“L’imzad est aux touareg ce que l’âme est au corps”
m’avait dit ce jour là, Feu l’Aménokal Hadj Moussa Akhamouk.

« J’adore humblement les actes du Très Haut

Qui a donné au violon mieux qu’une âme,

Au point que dès qu’il joue les hommes se taisent

Et que leurs mains se posent au litham pour le rabattre

Afin de cacher leur émotion (*).

Les soucis de l’amour étaient sur le point de me mettre au tombeau,

Mais grâce au violon, ô fils d’Aïchoum !

Dieu m’a rendu la vie. »

Poème anonyme, mis en musique par Maurice Jaubert dans Chants sahariens : cinq poèmes touaregs
(*)Le litham est une partie du voile. Les hommes en rabattent la partie supérieure, de sorte que même les yeux sont cachés pour ne laisser paraître aucune marque d’émotion.

La nécessité de créer une association pour “SAUVER L’IMZAD” s’imposait à moi. Ma décision était prise. 

J’ai arrêté mes engagements contractuels avec l’ONUDI. Je me suis engagée avec Fondation Désert du Monde. Pris une année sabbatique. Je me suis inscrite à l’Algérie en France 2003. et dés janvier 2003, je commençais ma campagne de sensibilisation en Algérie et dans le monde.

L’objectif était de procéder à la conservation et à la sauvegarde de ces airs venus des profondeurs d’un passé millénaire en répertoriant les musiques et les chants en fonction des genres et les modes.

Préserver cet élément du patrimoine immatériel de l’humanité, faire revivre la poésie touarègue empreinte d’une mélodie céleste venue des profondeurs d’un peuple épris d’amour et de liberté vivant dans l’espace merveilleux et féerique du Hoggar, est une œuvre historique et musicale d’importance majeure.