Réalisations




Bibliographie


Fares

L’amour d’une mère désespérée, surmonter son impatience et attendre l’œuvre du temps.
Je dois dire d’emblée  que le récit de Farés de Farida Sellal est bouleversant.
Je dis bien récit et non roman.
Ce n’est pas une histoire, ce n’est pas une autobiographie, non plus. Mais acceptez que je sois trop sensible pour vous convaincre qu’il y a tout cela dans ce chant d’amour d’une mère pour son enfant dont le corps a perdu toute santé et dont le profond regard abîme une stérile et irrémissible douleur.
L’auteure n’a pas eu recours à quelque artifice que ce soit. Pour nous émouvoir, Farida Sellal ne s’est servie que de ce que l’on a pu savoir d’elle, c’est à dire de ses dons naturels, de son expérience professionnelle et de ce que la vie lui a accordé.

Kaddour M’HAMSADJI

« Au-delà de la déchirure du cœur et de la volonté de l’esprit à vaincre l’irrémissible, le témoignage de Farida Sellal est un réquisitoire contre l’indifférence et l’inhumanité face à une situation désespérée ». Le matin (22-23 novembre 1991) Lorsque la douleur est au profond de soi, et qu’il n’y a pas d’alternative, l’écriture reste la seule échappatoire qui permet d’extirper le mal ». El Moudjahid (novembre1991) « Il est de ces œuvres poignantes qui nous donnent froid dans le dos quand elles ne vous plongent pas dans un état angoissant, pour peu que vous soyez sensibles à la douleur des autres » La Nouvelle République (8 juin 1998).

« Silences » et « SAHARA, royaume des silences »

 

« Le Sahara, cet océan de pierres et de sable, est une immense légende qu’on ne dissipera pas de sitôt.» 

Ces mots bien sentis sont de Farida Sellal, présidente de l’association Sauver l’imzad, Elle les a prononcé lors d’une réunion publique à Tamanrasset.

Passionnée, elle vient de sortir un livre, Sahara, royaume des silences, chez Casbah éditions, un beau livre, qui revient en partie sur cette passion indélébile, celle de la musique locale, l’imzad et celle d’une région, le sud du pays. L’écrivaine a déjà publié en 1991 un livre passionnant et touchant, Farès, réédité chez Casbah édition, où elle fait le récit d’une souffrance atroce, indescriptible. Le livre, comme l’a-t-on toujours expliqué à sa sortie, est un réquisitoire contre «l’indifférence et l’inhumanité face à une situation désespérée ». « Lorsque la douleur est au plus profond de soi, et qu’il n’y a pas d’alternative, l’écriture reste la seule échappatoire qui permet d’extirper le mal », a-t-on encore expliqué à la lecture de ce récit douloureux d’une mère éplorée mais courageuses qui affronte tout pour son fils.

L’indifférence, dont parlent les lecteurs et la narratrice, n’est pas perceptible seulement face à des problèmes plus individuels mais aussi s’agissant du patrimoine de tout un pays et l’imzad en fait grandement partie. Farida Sellal a pris la peine de mettre en place une association, l’une des plus actives au sud du pays pour s’approprier cette part de nous dont on ne peut se défaire sans se faire mal. L’imzad est cet instrument monocorde de la musique des Touareg utilisé exclusivement par des femmes très âgées, trapues, mais dont la sagesse en impose à plus d’un. Il n’en reste pas beaucoup, et les seules qui en sont titulaires, sont très âgées. La transmission entre générations n’est guère aisée, soutient-on. Plusieurs initiatives ont été prises par Mme Sellal à l’instar de la création de timbres concernant l’imzad à Tamanrasset qu’elle voudrait développer en collaboration avec plusieurs institutions. Elle a débuté sa carrière comme ingénieur en télécommunications, au sein de l’administration des postes et télécommunications dans le sud qui la passionnera durant tout le reste de son existence.

« Assouf n’Ténéré ». Un beau livre, une émotion.

C’est un véritable hymne à notre Sahara que vient de publier Casbah-Editions en beau livre sous la signature de Farida Sellal, qui a réalisé et les photographies et les textes. Et jamais beau livre n’a à ce point mérité cette appellation tant il a été apporté de soin, dans le plus petit détale, à toutes les étapes de sa réalisation.

« Assouf n’Ténéré » est le produit d’une passion. Assouf, c’est cette émotion prenant source on ne sait où, mêlant notre admiration recueillie pour cette grandeur qui nous domine et le sentiment de notre humilité, c’est tout cela, confusément ressenti qui constitue, peut-être, l’énigmatique essence de l’Assouf.

Assouf, c’est « indicible émotion » dont seul le désert détient le secret que Farida Sellal s’est employée avec bonheur à rendre à travers ce fascinant voyage qui d’une page à la suivante, d’un paysage hors du temps  au magnifique panorama d’une dune parcourue par la caresse du vent, nous conduit dans les profondeurs du grand Sud.

Un immense plaisir pour les yeux car l’objectif de la photographe a su saisir des instants dérobés à l’éternité, mais un profit tout aussi grand pour l’esprit car guidés par les indications judicieuses semées par l’auteure, c’est une connaissance toute neuve du désert et de ses secrets qui est proposée dans cet ouvrage de toute splendeur.

« « Assouf n’Ténéré » de Farida SELLAL – Casbah Editions – 2015 – 270 pages

« Imzad ». Un patrimoine renaissant.

 

Il est des images qui valent plus que les discours les mieux tournés. S’ils nous fallait une autre preuve pour asseoir la justesse de ce postulat, nous n’aurions qu’à ouvrir l’ouvrage magnifique de Farida Sellal vient de publier chez Casbah Editions et qui porte en simple titre mais en lettres d’argent, le mot « Imzad ». Car voici un livre qui nous happe dés la première image, celle qui, illustrant sa jaquette représentant le visage pudiquement voilé d’une jeune femme touareg, puis nous conduit à travers un savant itinéraire, dans un univers que l’illusoire recherche de modernité a manqué de peu d’enfouir dans l’oubli définitif. Cet univers, c’est l’un des versants de la culture touareg qui, ayant éveillé la sensibilité d’une grande dame, a pu grâce à elle emprunter les voies   de la renaissance. La grande dame, c’est Farida Sellal dont l’objectif a su capter les impressionnantes séquences photographiques dévoilant, à travers un instrument monocorde, chef d’œuvre de l’artisanat féminin, dont le son porte loin, un patrimoine immémorial. Relatant en textes et images sa plongée dans le monde de l’imzad, Farida Sellal nous apprend de quelle façon elle a pu œuvrer au sauvetage de cet art et, d’abord, par quelle démarche, forte d’une prise de conscience de la menace qui pesait sur lui et de la conviction que son poids culturel, historique, identitaire est de ceux qui méritent tous les sacrifices, elle a réussit à le faire inscrire sur la liste du patrimoine culturel de l’humanité en décembre 2013. Cette « aventure en imzad » a donné matière à un beau livre d’une qualité éditoriale rien moins que remarquable sous nos cieux. Les images, scènes, paysages et portraits, sont un régal pour la vue ; les textes où les informations savants voisinent avec des extraits de nombreuses poésies associées à l’imzad (dans leur texte originel et leur traduction en français) sont des trésors documentaires.

On sent, au fur et à mesure que l’on avance tout au long des trois cents pages et quelques pages qui composent ce volume, à quel point l’auteure s’est investie dans cette publication faite non seulement pour prendre une place honorable dans les meilleures bibliothèques, mais également pour être un inestimables ouvrage de référence.

« Imzad » de Farida SELLAL – Casbah Editions 2016- 340 pages.

Nomade 

Ces instants cardinaux d’une vie « nomade » sont autant d’escales édifiantes, à travers temps et espace, où le lecteur passerait volontiers plus de temps que lui en donne l’auteure. Car ils ont balisé et structuré le déroulé d’un destin assumé en toute conscience et en pleine connaissance de cause, guidé par le souci constant de s’interdire tout acte, conduite ou parole risquant d’enfreindre les valeurs éthiques éminentes, fruit d’une éducation familiale affectueuse mais intransigeante.

Le récit captivant par lequel Madame Farida Sellal entrebâille quelques unes des portes donnant actes à « son » univers, ainsi qu’elle l’écrit dans son avant propos, est à proprement parler une illustration du respect attentif de principes nommés honneur et dignité mais aussi sens de l’effort, probité, rigueur intellectuelle et générosité. Ces principes de hautes moralités ancrés dans une culture ancestrale et réfractaires au compromis, à la surenchère et à la déviation, ont éclairé un parcours jalonné d’obstacles et d’épreuves mais également de rêves et d’accomplissements. Mouloud Achour.

« Nomade» de Farida SELLAL – Casbah Editions 2017- 302 pages.

Emeraude

Refermant ce livre qu’on a lu quasiment d’une seule traite, on ne peut réprimer l’étrange sensation d’avoir effectué un long, très long voyage dans le temps. Dans l’espace aussi. Le réel comme le virtuel. A mesure que se dessinent les détours de ce périple palpitant, mon Dieu, que de paysages traversés, de visages croisés, de connaissances absorbées, de sentiments éprouvés, de tempêtes émotionnelles essuyées ! Au fil des moments d’un texte qui tient du conte initiatique et du roman picaresque, se combinent et harmonisent sans qu’on en prenne conscience, les éléments d’une vaste épopée. Les accents d’un lyrisme puissant célèbrent la fabuleuse idylle de Dassine et Moussa ; l’incursion dans le mythe redonne substance et présence à l’esprit de l’immense Antinea ; la plongée dans les abysses des siècles restitue tour à tour et relie l’un à l’autre, l’odyssée de Tin Hinane, l’épopée des Sanhadja, la légende des Garamantes et la saga des Touaregs. Et l’émeraude ? dira-t-on. L’émeraude, comme l’âme du désert et ses mirages, l’émeraude, c’est cette pierre emblématique, symbole d’espérance à laquelle le roman doit son souffle et sa raison d’être.Mouloud Achour.
« Emeraude » de Farida SELLAL – Casbah Editions 2019- 196 pages.

PUBLICATIONS  

 Parution de publications scientifiques dans la revue internationale :

https://www.mendeley.com/authors/7003362007

Revue de l’INPED– Articles : « La maîtrise des coûts en quatre actes » – Gestion et Entreprise –– Janvier 2001- Numéro 13-14

Romans et beaux livres d’art : http://www.casbah-editions.com/fr/auteurs/farida-sellal

  1. Roman intitulé : FARESEditions ENAG– 1991.
  2. Livre Album Photographique intitulé: « SILENCES » – Casbah Edition – 2003
  3. Livre Album Photographique intitulé: « SAHARA ROYAUME DESSILENCES » – Casbah Edition – 2005 – Edition en langue française
  4. Livre Album Photographique intitulé: « SAHARA ROYAUME DESSILENCES » – Casbah Edition – 2005 – Edition en langue arabe.
  5. Livre Album Photographique intitulé: « ASSOUF N’TENERE» – Casbah Edition – 2016
  6. Livre Album Photographique intitulé: « IMZAD» – Casbah Edition – 2016
  7. Roman intitulé : NOMADECasbah Editions – 2017
  8. Roman intitulé: L’EMERAUDE– Casbah Editions – 2019